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Le blog UltraDanse.com regroupe les billets écrits par
Christian Rolland, danseur, enseignant, auteur et éditeur de livres
portant sur la danse. Les articles sont affichés par ordre chronologique inverse
(du plus récent au plus ancien) et sont groupés cinq par cinq afin que chaque
page ne soit pas trop longue à faire défiler. N'hésitez pas à ajouter un commentaire
sur tel ou tel article.
Dans la première partie de cet article, j'ai présenté le sujet du port
des talons dans son ensemble, ainsi que ce que cela change par rapport
au fait de ne pas porter de talons. Je continue d'approfondir ce sujet
en rapport avec nos pieds tellement sollicités lors de la danse en
prenant un point de vue physiologique voire médical. En particulier,
je détaille quel impact le port de talons hauts a sur notre corps
tout entier (et pas seulement pour nos pieds), illustrations à l'appui.
1. Origines historiques et marche sur talons hauts 2. Des contraintes et des maux pour tout le corps (cet article)
3. Danser sur des chaussures à talon
PARTIE 2
Les chaussures à talons : des maux pour le corps
Si l'on essaye d'imaginer l'impact du port de talons
sur notre corps, nous vient immédiatement à l'esprit les pauvres
top-models qui présentent les nouvelles collections de haute-couture
et qui défilent sur les podiums sur des talons hauts de telle manière
que bon nombre d'entre elles ont connu des chutes en se tordant une cheville.
Cela dit, il y a des conséquences beaucoup moins visibles que ces problèmes
d'équilibre, sauf pour celles qui les ont vécues. Je me base pour la suite
sur une série d'études parues entre 2001 et 2005 dans des
revues médicales spécialisées américaines comme le
"Journal of Experimental Biology".
Le port de talons place le pied et toutes les parties du corps
qui lui sont liées dans une position qui n'est pas naturelle. Cela
entraîne inévitablement des maux qu'on n'aurait pas eus sinon. De
plus, le frottement ou la sollicitation répétée de certaines parties
du pied ou du corps produisent aussi des conséquences locales désagréables.
Passons donc en revue tout cela.
Impact sur les pieds
Commençons par l'endroit le plus évident : les pieds. Outre
les entorses que j'ai mentionnées plus haut, le port de chaussures
à talons implique des complications moins évidentes.
Les chaussures à talon portées par les femmes sont généralement plus
fines que les chaussures sans talon. Cela a pour conséquence de comprimer
les muscles, tendons et petits os qui forment le pied.
Les conséquences de la compression du pied dans la chaussure sont
diverses : oignons, cors, etc. En particulier, on peut rencontrer
des cas d'hallux valgus où le gros orteil dévie, formant ainsi
une boule au niveau de l'articulation à l'intérieur du pied.
Même si ce problème peut avoir des origines génétiques, le port
de chaussures à talon haut (et parfois le port de chaussures
tout court...) ne fait qu'agraver la situation.
Il y a aussi le syndrome de Haglund est une inflammation du talon
s'accompagnant de douleurs dues à la survenue
d'une saillie anormale sur la partie postérieure du
calcaneus (os du pied où est rattaché le tendon d'Achille)
qui frotte contre la partie
arrière de la chaussure. Les pieds y sont particulièrement
sensibles en hiver.
De plus, l'inclinaison de la chaussure à semelle rigide et talon haut
fait plus ou moins glisser le
pied vers l'avant, ce qui comprime tous les orteils (phalanges)
contre l'avant de la chaussure
(surtout si l'extrémité est en pointe) dans le cas de chaussures
fermées et certains orteils contre les lanières ou le rebord de
la chaussure dans le cas de chaussures ouvertes (et les orteils
dépassent parfois de la chaussure). Cela peut être matérialisé par
de la corne sur les articulations des orteils ou au niveau de
la plante du pied.
Il est donc ici important de préciser
qu'il faut bien faire attention à l'adéquation de la taille des
chaussures par rapport à vos pieds et que, dans les cas entre deux
pointures, il existe des compléments de semelle intérieure adhésifs
(aussi appelés anti-glissoires, cales talon, semelles antidérapantes, etc.)
à mettre à l'intérieur de la chaussure (talon et plante). L'effet
secondaire est, malgré tout et du fait de l'épaisseur ajoutée,
de comprimer un peu plus le pied dans la chaussure pour le maintenir
en place et cela peut entraîner des métatarsalgies (douleurs
du métatarse).
Impact nerveux, musculaire, articulaire et osseux
La jolie ligne donnée aux jambes par le port de talons hauts
est due en partie à la contraction des muscles des mollets. À
la longue, le port très fréquent de talons hauts provoque un
raccourcissement de ces muscles. Les études menées jusqu'ici
montrent que le volume musculaire de personnes portant des
talons de manière intensive est identique à celui de celles
qui n'en portent pas ; en revanche, les fibres musculaires sont
plus courtes dans le premier cas.
Dans la continuité de ce
raccourcissement, le tendon d'Achille a tendance à rétrécir, à s'élargir et
à devenir moins souple. Cela ne pose a priori pas de problème
lorsque l'on porte des chaussures à talon, mais cela devient gênant dès
que l'on revient aux chaussures basses ou que l'on marche pieds nus puisque
le tendon est étiré au-delà de sa position habituelle avec les talons hauts.
C'est un effet pervers du fait que le corps s'adapte à l'environnement
dans lequel il vit. Si le port des talons est systématique, le corps
considérera qu'il s'agit de sa situation normale et il s'adapte en
conséquence. Pour éviter cela, il faut donc alterner le port de talons
hauts avec la marche à plat et l'étirement du tendon qui y est associée.
Le port des talons hauts augmente aussi les tensions articulaires
au niveau du genou, ce qui entraîne arthrose du genou due
à une usure prématurée du cartilage.
Il semble que le fait de porter des talons larges au lieu de talons
fins ne change rien de significatif au problème. Seule la hauteur
du talon compte. Une étude a montré que le port de talons pouvait
augmenter la pression sur le genou de l'ordre de 26 pour cent par
rapport à une situation sans talons.
Et je passe sur les cas d'arthrose du genou qui est développée à la suite
d'années entières à porter des talons hauts.
J'aurais pu parler de ce qui suit dans le paragraphe relatif aux pieds, mais
ici on parle aussi des nerfs. Le névrome de Morton est une autre affectation associée à une
douleur particulièrement vive au niveau du troisième ou du deuxième
espace métatarsien (entre les doigts de pieds). C'est un problème
relatif au nerf digital comprimé dans des chaussures étroites.
Impact sur le dos
Lorsqu'on porte des talons hauts, la partie supérieure du corps est
déséquilibrée vers l'avant. Il faut alors compenser en actionnant
en permanence les muscles du dos afin de revenir à l'équilibre.
En résumé, on se redresse. En cas de port prolongé de talons hauts,
les muscles du dos agissent de telle manière que la lordose lombaire
(courbure concave du bas du dos) s'en trouve naturellement accentuée :
les fesses semblent ressortir et la cambrure du creux des reins augmente. C'est
une posture qui est exagérée par rapport à la posture naturelle
de départ. C'est cela qui entraîne certaines douleurs dans le dos.
Pour éviter cela, il faut régulièrement s'étirer le bas du dos
pour compenser les muscles qui auront tendance à rester
en position rétractée.
Après avoir lu la première partie de cet article, on se dit
que les talons ont beaucoup d'avantages esthétiques. En revanche,
après avoir lu cette seconde partie, on se dit qu'il y a bien
des inconvénients aussi. Certaines femmes portant fréquemment des talons
disent d'ailleurs avoir du mal à remarcher pieds nus. Mais au final,
cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas porter de talons : cela
veut simplement dire qu'il faut le faire en connaissance de cause
et qu'il faut compenser les désagréments par un entraînement ou
des exercices adéquats. Une jambe et un pied souples et bien musclés
peuvent facilement être associés à des talons de toute hauteur.
Un peu d'étirement (stretching) et un renforcement musculaire naturel
par la danse sont donc tout à fait conseillés dans ce cas.
Pour conclure cette partie, il faut se dire que si l'on force le
corps dans une certaine position répétée, ce dernier va tenter de
s'adapter au mieux à la nouvelle situation selon sa constitution
(et avec ses limites). C'est le principe de l'entraînement.
Le problème est qu'il s'adapte parfois tellement qu'il ne peut plus
spontanément revenir dans sa position naturelle d'origine, sauf
si on l'entraîne dans l'autre sens. Je rementionnerai d'ailleurs
le sujet de l'entraînement dans la prochaine partie de cet article qui sera consacrée
au port de talons pour la danse puisqu'il est déconseillé de s'entraîner
en changeant de hauteur de talon à tout bout de champ. Rendez-vous
donc dans quelques jours pour la fin de ce long article consacré aux
talons !
Les danseuses et les danseurs utilisent tout leur corps et
s'il y a une partie qui requiert tout particulièrement leur
attention, ce sont bien leurs pieds. J'ai déjà eu l'occasion
de parler ici de différents types de chaussures pour danser
en soirée et il est évident que le sujet est vaste, selon
le style de danse, selon les goûts individuels, selon que l'on
soit une fille ou un garçon. En particulier, certaines danses
se font mieux avec des talons (danses latines, tango argentin)
alors que d'autres se pratiquent volontiers à plat ou en baskets
(rock, lindy hop). Essayons donc de décortiquer la relation
entre le talon de chaussure et la pratique de la danse ou,
tout simplement, de la marche. Et cela concerne aussi les hommes...
Un article en trois parties, tellement ce sujet méritait d'être
traité en profondeur. Voici la liste des parties en question :
1. Origines historiques et marche sur talons hauts (cet article)
2. Des contraintes et des maux pour tout le corps
3. Danser sur des chaussures à talon
PARTIE 1
Les chaussures à talons : origines historiques et marche sur talons hauts
L'être humain porte des chaussures
depuis environ 40 000 ans, mais le fait de porter les chaussures à talons
est bien plus récent puisqu'en en trouve dans la culture de l'Égypte ancienne.
Si l'on regarde dans l'histoire de France, on s'aperçoit que
la mode des talons hauts provient du XVIe siècle, époque à laquelle
Catherine de Médicis utilise des talons de provenance italienne pour se grandir et ainsi
faire honneur à son mari le Duc d'Orléans (futur Henri II de France)
qui était plutôt grand.
La mode des talons envahira rapidement la cour de France aussi bien
parmi les hommes que les femmes avec une surélévation pouvant atteindre
une dizaine de centimètres. On trouve de cette époque des peintures
italiennes montrant les chaussures à semelle haute et, ultérieurement,
des chaussures où seuls les talons sont hauts
dont j'ai regroupé deux exemples dans l'image ci-contre.
Jusqu'à la Révolution,
les talons ont été associés à la noblesse ou la richesse,
ce qui explique le fait qu'ils aient quasiment disparu après 1789,
laissant la place à la botte basse ou à la bottine.
Ce n'est qu'au XIXe siècle que les talons reviennent à la mode chez
les femmes et en particulier chez les prostituées. Il semble que les
avantages esthétiques procurés par les talons hauts aient été assez
rapidement recherchés par les "honnêtes femmes" afin de ne pas laisser
cet avantage compétitif aux "filles de joie". À noter que ce n'est
que vers 1850 que l'on a commencé à
fabriquer des chaussures droite et gauche de formes différentes
correspondant à la forme de chaque pied.
À la base, les femmes mettent des talons hauts parce
que cela les grandit, les amincit et que cela embellit leurs jambes.
De plus, sur des talons hauts, la démarche peut devenir plus féminine,
voire aguicheuse, du fait de la mobilisation des hanches pour le mouvement.
Diverses causes à cela : les fesses ressortent un peu plus, la cheville
en tension prolonge la jambe, les hanches sont utilisées pour marcher,
le mollet est contracté et donne une belle courbure à la jambe,
la nécessité de se tenir droite si l'on ne veut pas avoir l'air cruche,
sans compter le rehaussement général de plusieurs centimètres. Il paraît
même que la position de la jambe et de la cheville seraient un signal
subliminal à caractère sexuel adressé aux mâles...
Or, nombreuses sont celles qui ne parviennent pas à tenir
sur des talons fins et encore moins à marcher correctement.
Or, tout cela s'apprend et nécessite un certain entraînement
au niveau de l'équilibre et au niveau des muscles.
S'il est conseillé à certaines personnes ayant mal au dos de marcher sur un
talon de 1,5 centimètre environ au lieu de chaussures plates, la plupart des amatrices
de talons privilégient un petit talon de 3 à 4 centimètres.
Cela apporte quelques avantages esthétiques sans trop de désagréments (j'y viens bientôt...).
Oui, mais voilà, la mode mène vers des talons plus hauts : au moins 9 ou 10 centimètres
voire davantage s'il y a une semelle compensée en plus. Et l'équilibre est d'autant plus
difficile que le talon est fin (comme le talon aiguille). Ces chaussures à la mode sont
très jolies et ont un effet garanti sur la gent masculine, mais il est généralement
déconseillé de les porter en permanence, au point de prévoir une paire de chaussures basses
de rechange à passer au bout de quelques heures de talons vertigineux.
Certain(e)s pourraient croire que le sujet de cet article ne s'applique qu'aux
femmes, mais ce n'est pas exact. Les hommes aussi peuvent porter des talons
couramment. Il existe des modèles de chaussures portés par les deux sexes
et qui ont des talons plutôt élevés (et je n'utilise pas ici le terme de "hauts"
puisqu'on n'y est pas encore). Parmi ces chaussures, il y a des bottes de style cowboy
(santiags et boots) dont le talon peut atteindre 6 cm (elles sont souvent utilisées pour
monter à cheval) et des chaussures à talon cubain dont le talon peut atteindre 4 à 5 cm
(voir un article précédent dans ce blog pour plus d'informations sur ce type de
talon en danse latine chez les hommes). Et je ne parle pas ici des chaussures une peu
exotiques ou à plateforme qui circulaient dans les années de la fin des années 60
aux années 80.
Pour ce qui est de danser, les chaussures de ville à talon haut sont à
réserver à une danse modérée et basique, un peu comme en discothèque,
car elles sont faites pour la marche ou pour rester assise.
En effet, la semelle de ce type de chaussures est bien souvent rigide
(voire compensée), ce qui aide à maintenir un équilibre sur des talons très hauts.
Ces dernières années, il y a deux styles de danse qui utilisent les
chaussures à talon haut. La première discipline est la pole dance
(danse sensuelle sur une barre verticale ) dont j'ai déjà parlé dans ce blog.
Ici, les talons ne servent pas réellement à la danse, ils sont là pour
le côté sexy et "aguicheur". Il faut dire que les danseuses de pole dance
n'ont pas souvent les pieds au sol. Le second style pourrait tout simplement
s'appeler "Danse sur talons hauts" (parfois apparentée au style burlesque)
et a été tout particulièrement mis à l'honneur par les Pussycat Dolls.
Ces dernières ont d'ailleurs sorti un DVD d'entraînement (en anglais ou allemand).
Les caractéristiques du port de talons hauts sont mises en avant comme un déhanchement
prononcé ou encore une légère position cambrée. On remarque en
passant dans le DVD que les filles des Pussycat Dolls ne portent pas
leurs talons pour l'entraînement, seulement
pour la représentation finale. Un autre exemple de performance sur des talons
se trouve dans le clip "Single Ladies" de Beyoncé, rendu célèbre par de nombreuses
reprises de la chorégraphie (y compris par des hommes) et en particulier dans la
série Glee.
Avant de parler de danse en couple (rock, salsa, tango, etc.) sur des
chaussures à talons (voir partie 3), voyons donc comment se passe une simple marche
dans ces accessoires de mode... Celles qui ont directement essayé de marcher
sur des talons hauts disent : "Pas facile !" Effectivement, la marche sur des
talons demande un certain équilibre et une certaine habitude, d'autant plus
s'ils sont hauts. On considère généralement la classification suivante :
talon bas (moins de 6 cm), talon moyen (entre 6 et 8,5 cm) et talon haut
(supérieur à 8,5 cm). Pour démarrer, on peut s'habituer aux talons
à la maison en marchant et effectuant des tâches de base en intérieur
plutôt qu'aller directement
faire un après-midi de shopping en ville ou une soirée dansante.
Le mieux est d'alterner le port de talons plats et de talons hauts
de manière à préserver les articulations et le dos. Car le port de
talons de manière systématique n'est pas sans impact sur la santé.
Je reprends ci-après une photo (je n'ai malheureusement pas noté la source)
qui illustre très bien les différentes hauteurs de talons hauts (pas ceux pour
danser que je montrerai dans la partie 3 de cet article) sans présence de semelle compensée ou de plateforme
et qui montre bien la position de la jambe et de ses muscles en fonction de la hauteur.
J'aurai l'occasion d'aborder la dernière hauteur de talon dans un
prochain article qui portera sur les pointes (je crois que j'aurai alors fait
le tour du sujet des pieds !).
Commençons déjà par avoir une bonne posture. Il faut en effet se tenir
droit(e) et le cou dégagé : pas question de compenser la position tendue des chevilles par
une flexion des genoux qui, elle-même, entraînera inévitablement un avachissement
au niveau de la colonne vertébrale. En chaussures à talons, le poids
du corps repose essentiellement sur le talon des pieds et tout le reste du
corps doit être aligné au-dessus de ceux-ci. Ensuite, il faut relâcher les
muscles ne servant pas à maintenir cette posture élégante.
Au niveau des pieds, la marche en chaussures à talons hauts ressemble
à la marche sans talons : on avance le pied en posant le talon (aussi haut soit-il)
en premier au sol, puis l'avant du pied. Il ne faut pas avoir peur de mettre
le talon sous pression, car il est normalement conçu pour résister.
La différence se situe au niveau de l'engagement des abdominaux et du
mouvement prononcé des hanches. Contrairement à une idée en vogue, il ne faut pas
essayer de marcher comme les top models qui lèvent beaucoup les pieds en pliant les
genoux et posent les pieds au sol sur une même ligne. Au contraire, il n'est pas nécessaire
de lever exagérément les pieds du sol et il suffit de marcher un pied après l'autre,
chacun d'eux ayant sa propre ligne parallèle à celle de l'autre. Évidemment,
les deux lignes sont proches l'une de l'autre afin de ne pas avoir une démarche
de cowboy... En talons aiguilles, l'équilibre peut être plus difficile à maintenir,
mais cette difficulté est compensée par une musculature qu'il faut développer au niveau
des jambes, des chevilles et des pieds. Et pour cela, rien de mieux que la danse...
Voici donc que s'achève la première partie (déjà longue) de cet article que j'ai essayé de faire
le plus synthétique possible... et j'y passe le temps nécessaire pour m'assurer de
la justesse des informations que je présente.
Je vous invite à revenir sur ce blog dans quelques
jours pour prendre connaissance de la seconde, puis de la troisième partie.
Je suis persuadé qu'elles intéresseront beaucoup d'entre vous, particulièrement
celles qui portent des talons pour danser les danses latino-américaines (cha-cha, rumba, salsa, etc.).
L'année 2012 vient de commencer et le mois de janvier sera riche
en voeux de toutes sortes. Je cède donc à la tradition et je vous
souhaite une très bonne année. Que la danse y occupe une place
de choix ! Ce premier article de l'année parlera de livres et de
danse. Vous le savez, ce sont deux intérêts que je réunis dans
mon quotidien au sein mes activités variées et complémentaires.
Si je fais un petit bilan de mon activité d'écriture et édition
de livres sur la danse durant l'année passée, je constate un succès
croissant et manifeste auprès des lecteurs. Non seulement l'intérêt des danseurs
pour les livres sur la danse est là, mais l'offre en matière de
livres (et principalement la mienne) continue de s'ajuster aux attentes.
Je vous invite d'ailleurs à répondre au sondage mentionné en fin d'article pour
aider à orienter les prochaines réalisations de livres sur le thème
de la danse.
Cette année, j'ai en premier lieu édité
"La
danse country & western"
de Ralph G. Giordano. Il m'avait semblé nécessaire de proposer aux nombreux amateurs
de danse country et de line dance un livre leur donnant le contexte
et l'origine historique des danses qu'ils pratiquent. Pas de technique
ici, mais beaucoup d'informations d'ordre culturel. Je suis convaincu
que chaque danseuse, chaque danseur devrait avoir quelques connaissances
culturelles sur le style de danse qu'elle/il pratique. Il ne suffit pas
d'être danseuse/danseur par la pratique, il me semble important d'être
aussi (un peu) danseuse/danseur dans sa tête. Quand on connaît d'où
vient la discipline qu'on met en pratique, il est plus facile de bien
la pratiquer sans la déformer de manière inconsidérée. C'est cette
même démarche qui m'avait mené à traduire l'autobiographie de Frankie
Manning. Pour laquelle, d'ailleurs, j'apporte actuellement mon
expérience à l'édition japonaise en cours de traduction.
L'autre livre que j'ai édité l'année passée est "La salsa cubaine et le merengue" que j'ai moi-même écrit. Il continue de compléter la collection
"Passeport Danse" regroupant les bases techniques des principales danses
pratiquées de nos jours. À la technique, j'y ai ajouté un rapide
résumé du contexte historique, l'environnement musical, des suggestions de
titres musicaux et les conseils de "savoir-danser" présents dans tous les
ouvrages de cette collection destinée aux débutants, mais où les danseuses
et danseurs expérimentés trouveront certainement des informations utiles.
J'espère bien continuer à compléter cette collection au fil des ans
soit en écrivant moi-même les livres si j'en ai les
compétences techniques, soit en aidant des auteurs qui les possèdent
à mettre en forme leur expérience d'enseignement.
J'ai mis en chantier prioritairement ces deux livres édités en 2011
en conséquence à des remarques de libraires, danseurs ou lecteurs
qui m'ont fait part de leur souhait de trouver des livres sur
ces sujets. Il y a toujours un peu de délai entre l'expression du besoin
et le résultat, mais le succès croissant rencontré par ces livres
me confirme que j'ai bien fait de suivre ces remarques.
Le sujet de la manière d'aborder la danse dans des livres
m'intéresse beaucoup, et pour cause. C'est complexe. Plus complexe
qu'un DVD filmé en une heure ou qu'un cours interactif en école de danse.
Il faut adapter l'approche au support, surtout s'il s'agit de technique.
Après avoir examiné des dizaines et des dizaines de livres en français,
en anglais (beaucoup), mais aussi en allemand et en espagnol,
j'ai à présent une bonne idée de comment cela peut se faire de nos jours.
Ma modeste structure d'édition (la seule maison d'édition française
consacrée à la danse !) ne me permet pas forcément d'incorporer
tous les éléments utiles dans chaque livre, mais on s'y rapproche au
maximum.
Et pour l'année qui vient ? Je réponds qu'il y a trois livres
en projet : deux romans (dont un se déroule dans l'univers du ballet classique)
et un livre dans la collection "Passeport Danse"
sur la danse en ligne country (line dance). Ces livres originaux
sont écrits par des auteurs français et je ne suis donc plus l'unique
auteur français du catalogue. Je travaille beaucoup avec eux, en ce moment, à
affiner leur projet avec mon expérience, mais ce sont eux les auteurs.
Les romans représentent toujours un certain risque pour un éditeur,
mais si les ouvrages de cette année ont suffisamment succès, je
renouvellerai certainement l'expérience. On ne dira pas que je
ne tente pas de couvrir tous les types des livres sur la danse.
Jusqu'ici, il y aura eu des livres de technique de base,
des livres de technique avancée, des livres historiques,
des livres ludiques, des romans et des nouvelles. J'espère que
mes efforts satisferont un maximum d'amateurs de danse.
Pour finir, je profite de ce billet de début d'année pour vous informer que
j'ai lancé un sondage en janvier auquel tout le monde peut répondre
afin de connaître plus précisément ce que le monde de la danse
attend de livres sur ce domaine. Cela me permettra de cibler plus
efficacement les thèmes à aborder et de rechercher les auteurs
les mieux placés pour écrire les ouvrages attendus. N'hésitez pas
à largement diffuser l'adresse de ce sondage en ligne autour de vous :
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dHVZYldsZUJYN1ZOaHRBV3dnYm1lb0E6MQ. L'annonce de ce sondage
a aussi été faite sur Facebook, donc partagez, partagez !
Je remercie par avance tous ceux qui auront répondu d'ici la fin du mois.
À noter le tirage au sort de 5 personnes parmi celles qui auront
indiqué leur adresse e-mail : elles se verront offrir un livre
parmi ceux que j'ai édités.
Les prochains articles de ce blog seront dans un registre différent,
puisque je prépare un dossier en plusieurs volets sur
le port des chaussures de danse et leur impact sur le corps humain.
Tout un programme... et pas mal de temps à se documenter
avant son écriture.
Tout le monde connaît "Thriller", le tube de Michael Jackson
dont la chorégraphie du clip a fait le tour du monde et a fait
parler d'elle d'une prison des Philippines aux mariages américains
en recherche d'originalité. Rappelons que cette chorégraphie met
en scène des morts-vivants sortant de leurs tombes qui dansent
d'une manière spécifique autour de Michael Jackson en 1982.
Je vous propose de découvrir une sorte de danse des morts-vivants
qui se diffuse ici et là depuis quelques mois et qu'on appelle
le "Bernie". Un petit article qui aurait fait bonne figure pour
Halloween, mais il n'est prêt qu'aujourd'hui, alors je vous le livre
pour Noël...
Cette petite danse prend ses origines dans le film
"Week-end chez Bernie", réalisé par Ted Kotcheff en 1989.
L'histoire est celle de deux jeunes employés d'une compagnie d'assurances
qui découvrent une tentative de fraude. Pour les remercier, leur patron, Bernie,
les invite dans sa luxueuse résidence un week-end. Malheureusement, le séjour
ne se révèle pas de tout repos puisque ce dernier meurt et, pour ne pas être accusés
du meurtre, les garçons doivent faire croire que l'homme est toujours vivant...
On devine l'allure désarticulée des mouvements du dit Bernie (incarné par Terry Kiser)
qui, manipulé par les deux
héros du film, doit se déplacer et avoir l'air vivant.
Ce film connut un succès suffisant pour qu'une suite,
"Week-end chez Bernie 2", soit réalisée et qu'il en soit fait référence
dans un épisode des Simpsons. D'ailleurs, un remake de ce film serait
en projet par Tim Burton depuis 2010.
Jusqu'ici rien qui ne fasse une quelconque
relation avec une danse. Mais tout change en 2010 lorsque le chanteur ISA
(Infinity SoAwesome/Anthony Lavarry) sort sa chanson "Moving like Berney".
Même s'il y a une erreur dans le nom ("Berney" au lieu de "Bernie"), c'est
bien une allusion claire au film qui est faite.
Environ 3 mois après la sortie du titre, une vidéo est postée sur
Youtube. Elle comporte des scènes de personnes bougeant comme Bernie
le mort-vivant. Un mois plus tard, le phénomène se répand,
à commencer par les enfants, les ados, etc. On danse le Bernie
dans toutes les situations : remises de diplômes, soirées déguisées,
événements sportifs, etc.
Dès que la musique d'ISA est jouée, c'est de venu un réflexe, mais
sans la musique c'est devenu un gag entre copains particulièrement
aux États-Unis.
On n'en a pas encore vu beaucoup en France, mais
le pouvoir d'Internet peut produire des effets inattendus
et rapides.
J'intègre dans cet article la fameuse vidéo Youtube qui, à l'heure où j'écris,
comptabilise plus de 8 000 000 vues alors qu'elle a été mise en ligne depuis
le 19 octobre 2010 (soit il y a à peine plus d'un an). Vous trouverez sur
Youtube, de nombreuses vidéos de cette danse filmée en toutes sortes d'occasions.
Au niveau des mouvements, rien à voir avec la chorégraphie dynamique et millimétrée des
zombies du clip de Michael Jackson, la danse du Bernie est répétitive
et plutôt facile à effectuer pour peu que l'on sache se détendre
complètement. Le principe est le suivant:
Se pencher en arrière, en faisant pendouiller les bras et la tête sans tonus
Remuer les épaules lentement : les bras et la tête suivent mollement
Avancer, les pieds en premier, en lançant le mouvement par les hanches et osciller des épaules à chaque pas
Il est ensuite possible de se pencher en avant sur le même modèle, puis de se relever pour
se pencher en arrière de nouveau
On le voit, il faut imaginer que seules la colonne vertébrale, les épaules et les hanches
supportent le reste du corps. En dehors de ces os, tout doit rester mou. C'est le seul secret
pour réussir un bon Bernie !
Voilà vous savez tout sur le Bernie. Il existe plusieurs "petites" danses qui,
comme le "Bernie", sont pratiquées dans le monde, par exemple le "Dougie",
la danse de Bob l'éponge ou encore le "Cat Daddy".
Je profite de ce dernier article de l'année pour vous souhaiter de très
bonnes fêtes de fin d'année. Les amateurs de danse que vous êtes auront
sûrement déjà choisi des réveillons dansants ou des spectacles de danse
pour passer les fêtes. J'espère que ces instants autour de la danse vous
feront terminer l'année avec plaisir. Rendez-vous en janvier 2012 !
Comme la période des fêtes de fin d'année approche à grands pas,
je continue à parler de produits culturels qui peuvent faire
office de cadeau pour vos proches (ou que vous pouvez vous faire offrir).
En ce moment et comme chaque année à cette période,
je vois dans les rayons des coffrets DVD ou Blu-ray thématiques
regroupant plusieurs films en relation avec le thème de la danse.
Je vais donc en profiter pour aborder l'un deux regroupant
les 3 opus de la série "Sexy Dance"
avant de vous lister rapidement
d'autres coffrets disponibles actuellement. D'une manière générale, disons que la série des "Sexy Dance" porte sur la danse hip-hop, mais que d'autres danses comme la salsa et la tango y font une courte apparition (et pas toujours dansées comme on pourrait l'espérer). Pour le reste, voici un tour d'horizon de chaque film.
"Sexy Dance 1" (2006, réalisé par Anne Fletcher).
Ce film, comme toute la série, a pour titre original "Step Up" qui a
judicieusement été traduit en français par un racoleur "Sexy Dance"
pas du tout français... (On se demande combien de temps il a fallu
à l'équipe de traduction pour trouver cette traduction d'anglais à
anglais. Les mystères du marketing sont parfois impénétrables.)
À: noter que nos cousins québécois ont opté pour le
titre "Dansez dans les rues". En dehors de ces aspects, les acteurs/danseurs
sont (entre autres) Channing Tatum, Jenna Dewan, Damaine Radcliff, de'Shawn Washington et voici
l'histoire en résumé (un peu inspiré d'Allociné et remanié par mes soins).
Rebelle dans l'âme, Tyler Gage a passé toute sa jeunesse dans
les bas quartiers et les mean streets de Baltimore, et sait
aujourd'hui qu'il ne se tirera d'affaire qu'en rompant avec
son milieu. Son seul atout, bien mince : un don naturel
pour le hip-hop, qu'il pratique d'instinct, pour son seul
plaisir. Alors qu'il est condamné à des travaux d'intérêt général
à l'école d'art du Maryland, il rencontre la belle Nora
qui, ambitieuse et douée, a grandi au sein d'une famille
bourgeoise ayant très tôt encouragé sa vocation et financé
ses études de danse classique à la prestigieuse Performing
Arts High School.
Tyler et Nora : deux mondes diamétralement opposés, deux talents,
deux passions dont la rencontre explosive sera à l'origine
d'un étonnant conte de fées musical...
Il apparaît que le cliché du danseur des rues et de la danseuse
académique qui doivent travailler ensemble
est ici mis à contribution. La fin donc plutôt prévisible,
mais c'est un peu classique dans les films de danse.
"Sexy Dance 2" (2007, réalisé par Jon Chu).
Étonamment, l'épisode 2 n'est pas la suite de l'histoire
de l'épisode 1. On aurait pu s'attendre au contraire. Les acteurs/danseurs
sont (entre autres) Robert Hoffman, Briana Evigan et Will Kemp
et je reprends ici aussi le résumé du site Allociné.
Andie est une fille d'origine modeste, une rebelle qui
s'efforce de trouver sa place au sein de la très
respectable Maryland School Of The Arts, sans renier
pour autant ses racines et son vieux rêve : intégrer
la troupe Underground 410 qui rassemble les meilleurs
danseurs de rue de Baltimore.
Chase est l'étudiant le plus brillant de la MSA,
une star en devenir qui aspire à rompre avec les
traditions et contraintes de la danse classique.
Son but : monter sa propre équipe pour affronter
la 410 dans une grande "bataille" de rue.
Irrésistiblement attirés l'un vers l'autre, Chase et Andie
arriveront-ils à concilier leurs ambitions respectives,
leurs rêves et leurs désirs ?
Pour ce second volume, on inverse les rôles. Cette fois-ci c'est
le garçon qui est académique et la fille qui fréquente les bandes
de la rue. L'univers est celui des teams de hip-hop qui s'opposent
dans des concours.
"Sexy Dance 3 (3D)" (2010, réalisé par Jon Chu). Tourné
à New York, ce film a particularité d'être projeté en 3D dans les salles
(tout comme l'a été avant lui "Street Dancers" dont j'ai déjà fait la critique
dans ce blog). Les acteurs/danseurs
sont (entre autres) Adam G Sevani, Sharni Vinson et Alyson Stoner.
Voici l'histoire en bref. Fraîchement diplômé de la prestigieuse Université de New York, Moose (de "Sexy Dance 2")
rejoint une bande de loyaux street dancers dirigée par Luke qui embarque
bientôt Natalie, une mystérieuse danseuse de hip-hop.
Ensemble ils vont se mesurer aux meilleures crews de hip-hop du
monde au cours d’un affrontement dont l’issue changera leur destin à
tout jamais.
Dans cet épisode, il y a une certaine continuité avec le précédent puisque
des personnages font leur réapparition. On voit bien que ce film a
été scénarisé pour la 3D et je dois avouer que la 3D/relief m'a fait
une bien meilleure impression que celle de "Street Danceers". Même ici,
le scénario est un peu plus surprenant et original que dans les autres
films du genre (même s'il reste un zeste de prévisibilité...).
Au niveau du spectacle, "Sexy Dance 3" est plutôt bon car, en
dépit de quelques exagérations cinématographiques, on en
prend plein les mirettes. À noter dans ce film, la présence de
Twitch de l'édition américaine de "So You think You Can Dance" (avec ses
belles lunettes qui ne servent à rien). Petit aparté :
"So You think You Can Dance" arrive en France sur NT1 en 2012 et pas
en simple traduction. Les danseurs seront Français et vous pouvez
vous y présenter. L'émission sera présentée par B. Castaldi et
le casting est déjà ouvert. Avis aux danseuses et danseurs, l'annonce
est en page "actualités" sur UltraDanse.com depuis peu.
À noter que Sexy Dance 4 est prévu pour 2012 chez
les studios Summit Entertainment. Un tournage effectué à Miami
et donc un décor de plage en perspective...
Il est probable qu'il aura pour titre
"Step Up 4 Ever" aux USA et donc "Sexy Dance 4 Ever" en France...
Enfin, dernier DVD disponible dans cette thématique de "Sexy Dance" :
"Sexy Dance, le studio".
On nous avait déjà fait le coup avec "Dirty Dancing", mais cette fois-ci le
contenu du DVD est proche de l'esprit du film. Il s'agit en effet d'un
DVD d'apprentissage pour danser le hip-hop sous différents styles (locking, break, etc.).
À chaque style proposé sont associés une chorégraphie et un décor
différent (la boîte de nuit et ses lumières,
le studio de danse à l'américaine, la rue). Ce DVD a été associé à l'opus 3 de
la série des "Sexy Dance" et on y retrouve la danse dans une grosse flaque
d'eau...
Les chorégraphies me semblent plutôt bien expliquées, même si l'on n'est
pas obligé d'adhérer à tous les styles présentés.
En passant dans les rayons des magasins, je me suis posé une question
assez directe : "Je recherche un film sur la danse, où vais-je chercher ?".
En réalité, la réponse est simple dans les magasins français.
Il suffit de chercher principalement à la lettre S ("Sexy Dancers",
"Street Dance", "Saturday Night Fever", "Shall we Dance?", "Salsa", etc.)
ou à la lettre D ("Dirty Dancing", "Disco", "Dance Movie", "Dance with Me",
"Danse ta vie", etc.) et c'est un peu pareil au rayon BD & manga.
Néanmoins, quelques films font exception :
"Honey", "Tango", "Love 'n Dancing", "Flashdance", etc.
Et il en existe encore de nombreux autres qui
parlent de danse et qui sont parfois méconnus. Comme je crois les avoir
tous visionnés (en dehors des innombrables comédies musicales ou
des ballets filmés), j'en dresserai un jour une liste complète ici.
Pour ce qui est de la liste des coffrets DVD disponibles cette année,
la voici. J'ai créé les liens avec le site de la FNAC de manière que vous puissiez
directement les trouver sur le magasin en ligne.
Si vous en trouvez d'autres, n'hésitez pas à le signaler à tout le
monde en postant un commentaire sur cet article.
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