Le Blog UltraDanse.com est un
complément aux articles sur la
danse du site. Vous pouvez y
naviguer par catégorie, par article,
par date.
 Pour retourner au site principal
UltraDanse, cliquez sur Accueil.


Société
Insolite
Culture
Divers
 
Toutes par date


Accueil du siteAnnuaire des écoles de danseBlog danseContactLivre d'or
 

Le blog UltraDanse.com

 
Le blog UltraDanse.com regroupe les billets écrits par Christian Rolland, danseur, enseignant, auteur et éditeur de livres portant sur la danse. Les articles sont affichés par ordre chronologique inverse (du plus récent au plus ancien) et sont groupés cinq par cinq afin que chaque page ne soit pas trop longue à faire défiler. N'hésitez pas à ajouter un commentaire sur tel ou tel article.
 

    [ Voir les 5 articles précédents (par date)>> ]
 

La danse Bollywood

 
Le 07 juillet 2013

Aujourd’hui, je vous propose de continuer notre découverte du vaste monde de la danse. Depuis plusieurs années, un style de danse venu d'Inde attire de plus en plus nos contemporains, il s'agit de la danse Bollywood. D'apparence dynamique, joyeuse et souvent mettant en scène des personnages typiques, cette danse se situe au confluent de diverses cultures. Cet article tente de vous faire découvrir cet univers bien particulier, un peu mystérieux et pourtant très apprécié dans le monde entier.

Avant d'aborder la danse Bollywood, jetons un oeil à la danse indienne dans son ensemble. La pluralité culturelle de l'Inde n'est plus à démontrer et cela est autant dû à l'étendue du pays qu'à son histoire. La danse classique indienne impose au danseur une forte expression émotionnelle, une dextérité importante ainsi qu'un maniement du rythme très précis. Trois formes de danse classique indienne sont les plus connues : le Bharata Natyam (originaire sur Sud-Est de l'Inde), le Kathak (originaire sur Nord) et le Kathakali (Sud-Ouest de l'Inde), une forme de danse théâtrale où la symbolique des positions de mains est prédominante. Le Bharata Natyam, pratiqué au départ exclusivement dans les temples religieux par les femmes (les devadasi), est composé de plusieurs éléments dont le maître de danse qui fait aussi office de chef d'orchestre, des rythmiques effectuées par les pieds, des gestuelles de mains (mudras) inspirées de l'iconographie de la religion hindoue, des postures de corps (karanas), etc. Il est à noter que le dieu des arts de la scène hindou est Brahmâ et que le dieu de la danse est Shiva. La danse cosmique de ce dernier exprime le cycle de la destruction et de la création de l'univers. Comme le Bharata Natyam, le Kathak est une danse généralement effectuée en solo. Il a commencé par être associé à une certaine sensualité (ce qui lui a donné mauvaise réputation jusqu'au 19e siècle). Le Kathak raconte une histoire via le mime et des rythmiques de pied complexes. Enfin, le Kathakali, originaire de la région de Kerala, une importante zone de commerce avec l'étranger où le multiculturalisme est de mise. Les danseurs ont le visage fortement peint, une bande de papier faisant office de barbe, un énorme couvre-chef et une tunique imposante, faisant ainsi référence aux divinités, démons et humains de l'ancien temps. La danse se fait pieds nus et comporte des passages où l'on prend appui sur l'extérieur du pied. Dans un programme complet de danse indienne, les trois formes peuvent se succéder au gré des musiques employées. Pour vous donner une idée de ce que j'ai décrit dans ce paragraphe, voici un exemple de Bharata Natyam : un extrait de "Pushpanjali", dansé par Savitha Sastry.

Mais venons-en au Bollywood. Le cinéma indien s'est développé depuis le début du 20e siècle un peu de la même manière que le cinéma américain. Des premiers films silencieux en noir et blanc, on est passé progressivement aux films de comédie musicale dans les années 1930 et 1940. C'est le caractère imaginaire et enluminé des films musicaux de cette époque qui a probablement aidé les populations indiennes à surmonter des périodes difficiles de l'histoire comme la Seconde Guerre mondiale et la partition des Indes en 1947. Cet âge d'or du cinéma indien dura jusque dans les années 1960 et vit naître la plupart des grands classiques. La croissance de l'aspect commercial de ces films à succès continua jusque dans les années 1970 où le terme "Bollywood" est pour la première fois utilisé. Ce néologisme est la concaténation du "B" de Bombay (ville la plus peuplée de l'Inde et de nos jours connue sous le nom de Mumbai) et de l'essentiel du mot "Hollywood", capitale du cinéma américain. Ainsi, le terme "Bollywood" se rapporte-t-il uniquement aux films créés à Bombay (et il y en a beaucoup ; ils ont souvent en Hindi, très populaires, et comportent des scènes chantées et dansées). Chaque autre région de l'Inde (et même au-delà) produisant des films est dotée d'un surnom composé selon les mêmes règles : Kollywood pour les films du quartier de Kodambakkam à Chennai (anciennement Madras, et sont en Tamil avec beaucoup d'action et de cascades), Lollywood pour les films du Pakistan tournés à Lahore, etc. Ainsi, les films Bollywood sont construits à grand renfort de costumes brillants, d'éclairages évolués, d'accessoires divers pour appuyer les chorégraphies chantées un peu comme les musicals hollywoodiens. Depuis le début des années 2000, Bollywood a été le producteur du plus grand nombre de films grand public par an (soit environ 1000 films chaque année), dépassant largement ce qui se fait aux USA.

Dans les premiers films de Bollywood, les chorégraphies étaient basées sur la danse indienne traditionnelle ou classique, dont le Bharata Natyam et le Kathak. Petit à petit, l'influence américaine s'est fait ressentir dans ces danses. En particulier, des éléments des chorégraphies venues de Broadway et des clips passant sur les chaînes de télévision émises dans le monde entier (comme MTV, chaîne musicale "pour les jeunes") ont peu à peu été intégrés pour ajouter de l'originalité et du spectaculaire dans les productions indiennes. Ces éléments sont donc principalement issus du jazz et du hip-hop. Chaque film raconte une histoire et les chorégraphies dansées sont là pour marquer une étape de l'histoire en question, il y a donc une mise en scène particulière dans chaque chorégraphie où l'histoire intervient. Par exemple, cela peut être une scène romantique entre une femme et un homme qui se rencontrent ou encore une dispute entre deux soeurs dans un décor un peu irréel. À titre d'exemple, j'inclus ci-dessous un exemple de danse Bollywood avec le titre "Bole Chudiyaan Bole Kangana" issu du film Kabhi Khushi Kabhie Gham, tourné en 2001.

En plus des films Bollywood que l'on peut acheter sur DVD un peu partout dans le monde, il est possible de voir des chorégraphies de ce type, par exemple, dans l'émission américaine "So You Think You Can Dance" (d'ailleurs, il y en avait une dans l'émission de la saison 10 américaine diffusée la semaine dernière ; petite copie d'écran maison ci-contre...), mais aussi dans plusieurs spectacles montés par des troupes dans divers pays, dont la France. Ces spectacles à caractère "exotique" pour nous combinent des éléments favorisant l'évasion du quotidien (vêtements d'Inde, bijoux, danseuses aux cheveux longs et bruns, chants dans une autre langue, mouvements différents, etc.), constituant ainsi un certain stéréotype apprécié de nos jours. Cela explique donc l'engouement actuel pour la danse indienne moderne, et en particulier Bollywood, qui permet la création de cours dédiés dans les écoles de danse.

 [ Ajouter un commentaire ] [ 2 commentaire(s) ]
   
  
 

Descente et élévation du corps

 
Le 27 mai 2013

Pour cette fois, j'ai choisi d'aborder un sujet technique, peut-être un peu pointu pour certains, qui touche aux danses à deux. J'ai fait l'expérience de me livrer à une petite analyse comparative des impressions que l'on ressent lorsque l'on danse en me focalisant sur les élévations et les "descentes" (je n'ai pas trouvé de terme plus approprié) associées à un pas de base. C'est difficile à résumer, aussi entrons directement dans le vif du sujet.

Nous le savons bien, chaque danse, associée à un certain type de musique, nous donne une impression spécifique. Selon que l'on danse un tango, un rock ou une samba en couple, on se met naturellement dans une gestuelle spécifique et un mode de déplacement adéquat. Imaginez un tango argentin où les danseurs sautillent à chaque pas et vous n'avez plus l'impression de voir un tango argentin. L'idée m'est donc venue de regrouper sur un même graphique les différentes courbes qui pourraient symboliser l'aspect vertical de quelques danses, ce qui correspond à une partie de leurs signatures respectives. J'ai donc pris un axe des temps où sont représentés huit temps musicaux et un axe pour la hauteur d'élévation (ou de descente) en exagérant suffisamment pour que les choses soient bien visibles.

La position de base (position zéro) et une position debout, le dos et les jambes droites, les pieds à plat sur le sol ou, pour les danseuses en talons, le talon et la plante en contact avec le sol. Lorsqu'on fait une élévation, on monte sur les demi-pointes en utilisant les articulations du pied et les chevilles. Lorsqu'on descend vers le sol, on fléchit les genoux, les chevilles et éventuellement même on se plie au niveau du bassin. Voilà pour le contexte.

Quant au schéma, le voici, avec une couleur par ligne :

La ligne la plus facile à repérer est la ligne noire du milieu (en pointillés). C'est une ligne qui correspond au fait que les danseurs conservent une hauteur constante durant tout le pas de base. J'y ai associé des danses comme le tango, la salsa et le west coast swing et j'aurais pu y ajouter le paso doble, la rumba et bien d'autres danses. Cela montre bien que cet aspect ne constitue qu'une partie de la signature de chaque danse. Par souci de simplification, je n'ai pas essayé de dissocier les subtilités de chacune de ces danses au niveau rythmique. Ce qui m'intéresse ici, c'est l'élévation ou l'abaissement du corps sur un pas de base (et non sur une figure en particulier).

Prenons ensuite les courbes de haut en bas. La première est celle de la valse (valse lente ou anglaise uniquement). C'est la seule danse se pratiquant sur de la musique en 3/4 dans ce graphique et l'allure de la courbe se différencie donc bien des autres. Sur le temps 1, on glisse sur le sol après avoir fait une légère flexion des genoux (c'est pour cela qu'on descend brièvement en dessous de la ligne du zéro) et une remise à plat des pieds qui étaient en élévation. Ensuite, sur le second temps, on se lance vers le haut puisque c'est le moment où l'on pivote sur les demi-pointes. Enfin, on maintient l'élévation sur le temps 3 avant de redescendre et de recommencer le second demi-pas de base. L'amplitude de la courbe étant importante et l'élévation durant 2 temps donne une sensation de grosses vagues déferlant sur le rivage ou encore de montagnes russes où la pente descendante est plus raide que la pente montante.

La courbe suivante représente la samba. On voit que l'on est à plat sur le temps et que l'on est en élévation sur le demi-temps. Cela donnt un peu une image de kangourou qui sautille. Cette courbe correspond à ce que font les personnes débutant leur apprentissage de la samba. Bien sûr, l'ajout de la rétroversion du bassin que l'on acquiert par la suite atténue, voire annule, ces sautillements, mais ce que je veux montrer ici est l'impression que le danseur peut avoir. Cette impression est donc orientée en permanence vers le haut, comme si l'on rebondissait sans cesse. Les rebonds sont alors réguliers, malgré une rythmique de pas qui dure successivement 3/4 de temps, 1/4 de temps, puis 1 temps et qui, donc, ne se constate pas dans la rythmique des élévations. C'est une partie de la difficulté de la samba.

La courbe suivante montre le pas de base du rock à 6 temps. J'ai ajouté la mention "rapide", car cet effet est plus visible (et davantage ressenti) sur les tempos les plus rapides. On reconnaît la rythmique lent, lent, vite, vite, lent, vite, vite, lent (1, 2, 3 et 4, 5 et 6) du rock à 6 temps. Sur chaque pas, le danseur revient à plat (ou presque), mais comme il doit repartir très vite, il ne pose quasiment jamais le talon au sol, il reste donc en légère suspension sur les demi-pointes. C'est la raison pour laquelle la courbe bleue ne revient jamais au point zéro. Ce n'est pas pour autant que le mouvement monte aussi haut que la samba ou la valse (là on est au maximum), car on ne recherche qu'un effet ressort qui permet de se déplacer rapidement et de pivoter aisément sur l'avant du pied.

La dernière courbe est celle du lindy hop. C'est la seule courbe qui se trouve sous le niveau zéro (jambes droites et pieds à plat) puisque le style le plus souvent rencontré impose une légère flexion des genoux et un amortissement des pas effectués sur chaque temps. On voit une courbe régulière, comme pour la samba, où chaque temps est marqué. Mais, contrairement à cette dernière, le mouvement est orienté vers le sol. Il s'agit des "bounces", des amortis de pas qui sont effectués à chaque temps, même lorsqu'il y a un pas triple syncopé (pas chassé, par exemple, soit 3 pas sur 2 temps). Cela permet donc de mettre le doigt sur l'une des difficultés de lindy hop au niveau du style. Ainsi, le danseur peut-il avoir l'impression de s'enfoncer dans le sol à chaque pas, sans jamais décoller. C'est donc exactement l'opposé de la samba.

Encore un mot à propos des musiques. Chaque style de danse est généralement associé à un ensemble de styles musicaux qui vont bien avec. Pour être compatible avec une danse (samba, valse, etc.), l'orchestration des musiques en question doit donc permettre de calquer les courbes que j'ai décrites ci-avant. Si l'on veut danser une valse lente, il faut (outre l'écriture en 3/4) que la musique propose un temps fort (la courbe descend), suivi de deux temps faibles (la courbe remonte et reste un peu en haut). Même chose pour le lindy hop pour lequel la musique swing idéale comporte des bounces (terme aussi utilisé par les musiciens) réguliers qui donnent la pulsation vers le bas à la danse. Le petit bémol concerne le rock, pour lequel un rythme binaire alternant temps fort et temps faible (malgré tout bien marqué) fait l'affaire. Je viens de regarder la saison 16 de "Dancing with the stars", la version américaine de "Danse avec les stars", et je dois avouer que sur ce point les Américains s'en sortent mieux que les Français, malgré quelques exceptions à noter. Malheureusement, chaque saison de la version française ne déroge pas à la règle qui propose trop de morceaux de musique ne correspondant pas à la danse qui est pratiquée dessus... Voir mon article sur le sujet, il y a plusieurs mois dans ce blog.

Voici donc qui conclut ce petit essai que l'on pourrait sûrement compléter de bien d'autres pistes de réflexion, n'hésitez pas à me faire parvenir vos idées ou commentaires en fin d'article, par le formulaire de contact du site ou sur Facebook. Pour finir à propos de graphiques sur la danse, je vous conseille de lire un article intéressant mettant sous la forme de courbes la progression des personnes apprenant à danser en couple, filles et garçons. Il s'agit d'un article écrit par une amie au pseudo Internet de Sundrine Nereide auquel vous pourrez accéder en cliquant sur la présente phrase.

 [ Ajouter un commentaire ] [ 1 commentaire(s) ]
   
  
 

Carolyn Carlson

 
Le 01 mai 2013

L'article d'aujourd'hui sera consacré à une danseuse et chorégraphe que les adeptes de la danse contemporaine connaissent bien : Carolyn Carlson. J'en profiterai pour vous présenter le dernier livre que j'ai édité, puisque ce dernier porte sur cette même danseuse.

Il est vrai que je ne suis pas spécialiste de la danse contemporaine mais, comme vous le savez, je m'intéresse à toutes les formes de danse. Et c'est par le biais d'un projet de livre que l'on m'a proposé que je me suis intéressé à cette danseuse et chorégraphe qu'est Carolyn Carlson. Mais commençons par le début : Carolyn Carlson est née en 1943 à Oakland, en Californie, de parents d'origine finlandaise. Elle apprend la danse classique sur la Côte Ouest des États-Unis et passe sept années à l'Alwin Nikolais Dance Theatre à New York (1965-1971) d'où elle tirera une grande partie de sa vision de la danse. Elle arrive en France en 1971 où elle est danseuse étoile-chorégraphe au Ballet de l'Opéra de Paris, invitée par Rolf Liebermann. Son parcours professionnel la conduit ensuite en Italie où elle prend durant 4 ans la direction artistique du théâtre de La Fenice de Venise, puis de nouveau à Paris, au théâtre de la Ville. Ensuite, elle passe quelques années en Finlande et en Suède avant de revenir à Venise. Enfin, elle revient en France en 1999. D'abord à Paris où elle crée sa propre structure, y invitant régulièrement des artistes renommés comme Trisha Brown ou Lloyd Newson, puis parallèlement à Roubaix comme directrice artistique du Centre chorégraphique national.

La conception de la danse de Carolyn Carlson intègre à la fois une dimension philosophique et une dimension spirituelle. D'ailleurs, elle parle elle-même de "poésie virtuelle". La poésie est en effet un exercice qu'elle pratique aussi en dehors de la danse puisqu'elle est l'auteur de plusieurs livres de poèmes et calligraphies. Son approche de la danse contemporaine privilégie l'improvisation et les solos dans un univers souvent très dépouillé et minimaliste. On y retrouve un peu l'esprit de la calligraphie asiatique où tout s'exprime en quelques coups de pinceau et un peu d'encre de Chine. Depuis 40 ans, Carolyn Carlson a influencé de manière importante la danse contemporaine en Europe et ses créations font le tour du monde. Sa première pièce, "Density 21.5", est montée en Avignon en 1972. Depuis, elle a créé plus de 100 pièces, dont certaines comme "Blue Lady" (1983), "Signes" (1997, et qui a remporté une victoire de la musique en 1998) ou encore "Mundus Imaginalis" (2010) ont marqué les esprits. Entre autres distinctions, elle a été décorée des insignes de chevalier de la légion d'honneur en 2000, puis de celles de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres le 20 mars 2013. Elle a également été la première chorégraphe à recevoir le lion d'or à la Biennale de Venise en 2006 À l'âge de 70 ans, Carolyn Carlson est actuellement à la tête du Centre chorégraphique national (CCN) de Roubaix et du Nord-Pas-de-Calais et sera remplacée par Olivier Dubois le 1er janvier 2014. Par ailleurs, elle dirige l'Atelier de Paris-Carolyn Carlson une structure internationale créée en 1999 dans les locaux de la Cartoucherie de Paris.

J'intègre ci-dessous la vidéo d'un passage de "Blue Lady", filmée au Bataclan, où Carolyn Carlson danse lors d'un concert de René Aubry (le compositeur de la musique) en mars 2004.

Carolyn Carlson est le sujet d'un tout nouveau livre de photographies, "Carolyn Carlson - Regards, gestes et costumes" Acheter sur Fnac.com, écrit et photographié par Raphaël-Didier de l'Hommel. Ce livre tout en couleurs a deux particularités, outre ses photographies exclusives et uniques : la première est de présenter 7 calligraphies réalisées par Carolyn Carlson elle-même (dont une inédite), la seconde est d'être en édition bilingue français-anglais. J'ai moi-même beaucoup travaillé sur ce livre avec l'auteur afin d'aboutir à un livre d'un format pratique (contrairement à d'autres livres déjà édités précédemment ailleurs) et visuellement agréable à parcourir. L'auteur, quant à lui, est un admirateur du travail de Carolyn Carlson de longue date, puisque les photos qu'il présente ont été prises entre 1980 et 2010. Il a été le témoin de séances d'improvisation exceptionnelles dans divers pays d'Europe, qu'il a pu photographier de manière privilégiée. J'avoue que c'était pour moi un travail important puisqu'il s'agit du premier livre en couleur que j'édite. L'erreur n'était pas permise, mais je sais de source sûre (et directe...) que Carolyn Carlson a beaucoup apprécié le travail réalisé sur ce livre et je ne doute pas qu'il plaira également à tous ceux qui aiment cette danseuse/chorégraphe ainsi que son travail. Pour en savoir davantage, vous pouvez visiter le site de l'éditeur.

 [ Ajouter un commentaire ] [ 0 commentaire(s) ]
   
  
 

Une pause et ça repart !

 
Le 18 avril 2013

Voilà quelques mois que je n'ai pas donné signe de vie dans le blog d'UltraDanse.com. Certains se demandent pourquoi et regrettent de ne plus avoir leur lecture sur la danse sur le site. Qu'ils se rassurent ! Ce n'est pas le signe d'une désaffection dans l'entretien du site, c'est simplement un relâchement temporaire dû à de nouveaux projets à concrétiser.

Cela fait déjà plusieurs semaines que je songe à reprendre mes habituels articles dans ce blog, mais le temps a manqué jusqu'ici. Cela fait bientôt 12 ans qu'UltraDanse.com existe et autant d'années que j'administre le site et que je tente tant bien que mal de l'animer et d'y apporter un maximum d'informations intéressantes sur le monde de la danse. En parallèle de cette activité bénévole, vous l'avez probablement deviné en me lisant, je fais tourner une maison d'édition de livres sur la danse et j'enseigne dans diverses structures dans la région de Toulouse. Depuis mon dernier article dans ce blog, j'ai pris une grande décision : créer un lieu accueillant dédié à tous les amateurs et passionnés de danse. C'est donc ce projet qui me prend beaucoup d'énergie et de temps depuis plusieurs mois et qui est en bonne voie. UltraDanse.com est donc passé au second plan durant quelques mois.

Ce projet se nomme "Espace UltraDanse" (le logo n'est pas encore définitif). Pas de surprise, j'ai réutilisé la marque "UltraDanse" que j'ai déposée et créée il y a plusieurs années et j'y ai adjoint le mot "espace" pour donner l'idée d'ouverture. Les personnes qui viendront me voir à la rentrée de septembre 2013 seront donc les bienvenus dans cet espace ouvert à toutes les personnes ayant un quelconque intérêt pour la danse. J'en parlerai probablement dans quelques mois, lorsque l'inauguration sera proche. En attendant, les prochains moins seront consacrés à des travaux de transformation d'un hangar en école de danse... et à l'organisation de l'entreprise (et je peux vous dire d'expérience que tout cela n'est pas si simple que ça : entre les normes à respecter, le financement, les démarches administratives,... on n'en a jamais fini).

Mais revenons à UltraDanse.com... Plusieurs évolutions verront le jour du fait de cette nouvelle entité portant un nom semblable. Je voudrais conserver une certaine séparation entre le site UltraDanse.com (site de découverte) et l'Espace UltraDanse (école de danse à Toulouse-Aucamville). Ainsi il a 2 sites (www.UltraDanse.com et www.Espace-UltraDanse.fr). La cohabitation de devrait pas trop poser de problèmes, sauf au niveau de l'annuaire des écoles d'UltraDanse.com qui risque fort de disparaître à terme. En effet, je me rends compte qu'un certain nombre de personnes m'envoient des messages sur UltraDanse.com en pensant être sur le site d'une des écoles référencées, malgré les avertissements affichés sur les pages en question... Comme les annuaires foisonnent sur Internet, cela ne devrait pas trop gêner les internautes, même si celui d'UltraDanse.com est plutôt bien fichu ;-). Cela étant dit, le blog va continuer d'exister selon mes disponibilités, j'espère que mes futurs élèves aimeront y passer de temps en temps. C'est pour cela que je vais probablement refaire quelques articles d'ici l'été et y aborder mes sujets d'intérêt du moment.

Voilà ! Je ne vais pas faire plus long pour cette fois, mais je devais aux habitués d'UltraDanse.com quelques explications sur mon long silence... C'est un peu la règle sur les sites gratuits qui reposent sur une seule personne : le manque de temps perturbe parfois fortement la régularité des interventions sur le site. Donc, à très bientôt (d'ici quelques jours) pour un prochain article du blog UltraDanse.com !

 [ Ajouter un commentaire ] [ 4 commentaire(s) ]
   
  
 

La line dance (country)

 
Le 20 novembre 2012

Comme j'ai été très actif ces dernières semaines dans le domaine des livres sur la danse, mon second article de la saison portera encore sur un livre que j'édite. Celui-ci, je l'ai écrit moi-même et il porte sur la danse en ligne, qu'elle soit country (majeure partie du livre) ou non. Cela me donne aussi l'occasion de clarifier dans cet article un certain nombre d'idées reçues dans ce domaine.

De nos jours, parler de danse en ligne, de line dance ou encore de danse country est bien souvent équivalent. Pourtant, il y a un peu d'abus de langage là-dedans. Même si le retour de la danse en ligne sur le devant de la scène française est principalement dû à une certaine ferveur autour de la musique country américaine dans les années 1990, toute danse en ligne n'est pas forcément country. À l'inverse, toute danse country & western n'est pas forcément de la danse en ligne. La danse country & western est en réalité une famille de danses qui sont pratiquées au son de la musique traditionnelle country américaine. On y trouve des danses en couple (dont le two-step ou des variantes de polka), des danses à deux (les "partner dances" où la notion d'homme/femme est moins prononcée) et donc des danses en ligne. Comme je l'ai déjà expliqué lors de la présentation du livre de Ralph Giordano "La danse country & western", cette famille de danse vient de loin et hérite du mélange culturel des Européens (Anglais, Irlandais, etc.) qui ont émigré vers le nouveau continent par le passé. Ainsi, le fait de "danser la country" va-t-il plus loin que danser en ligne.

Pour ce qui est de la danse en ligne à proprement parler, cette forme de danse existe depuis très longtemps. Certaines danses traditionnelles françaises se dansent même en ligne (le Brise Pied, par exemple) et les danses traditionnelles en chaîne ou en cercle sont aussi quelque part une déclinaison des danses en ligne. L'une des danses en ligne américaine les plus anciennes pourrait être le Shim Sham des années swing (1930-1940) qui était dansé aussi bien par les danseurs de claquettes que les danseurs de swing. J'y ai déjà consacré un article dans ce blog. D'autres danses en ligne existent à la même époque, mais on a essentiellement retenu les danses des années 60 comme le madison (même si, aujourd'hui en France, nous ne le dansons plus de la même façon qu'à l'époque) ou encore le hully gully. Avec la période de la danse en solo ("free style"), les danses en ligne chorégraphiées ont été moins populaires. Puis est elles sont revenues durant la période disco avec des enchaînements comme le Bus Stop et ce que l'on voit dans le film "La Fièvre du samedi soir" avec John Travolta.

Enfin, durant les années 1990, est arrivé ce nouvel engouement pour la musique country et les chorégraphies de danse en ligne associées en particulier "Acky Breaky Heart" de Billy Ray Cyrus. Petit à petit, les danses en ligne se sont multipliées sur de la musique country et elles se sont propagées dans le monde entier. Au fur et à mesure, de la pratique de ces danses, certains danseurs et chorégraphes ont eu envie d'appliquer la logique de la danse en ligne à d'autres types de musique et c'est là où la notion de "country" a eu tendance à disparaître de l'expression "country line dance" pour devenir simplement "line dance" (traduction par "danse en ligne" en français). Même si la dominance des musiques country est flagrante, la pratique de la danse en ligne voit chaque année apparaître des dizaines de nouvelles chorégraphies sur des styles musicaux très variés : musique irlandaise, musique latino, musique disco/funk, etc. Voilà donc pourquoi le livre que je viens d'écrire comporte le mot "country" entre parenthèses.

"La danse (country) en ligne" est donc un livre de technique de line dance. Le premier chapitre introduit la danse en ligne dans l'histoire des danses et donne quelques conseils pour les débutants. Le second chapitre présente toutes les techniques et notions qui servent de base à l'apprentissage des danses qui sont présentées dans le reste de l'ouvrage. Cela va du simple pas de marche avec la gestion du poids du corps, au sailor step en passant par le grapevine, le hook et le heel split. Après ces descriptions, ne viennent pas moins de 37 danses parmi les plus dansées dans les bals country et les soirées de line dance de nos jours en France. Ce sont principalement les grands classiques (Electric Slide, Tush Push, Hooked on Country) et certaines autres danses servant de prétexte à l'apprentissage progressif de certaines techniques et déplacements (en particulier certaines danses de la série AB de Val Myers). Il y a même des danses récentes comme Foxy Girl. Enfin, le dernier chapitre aborde tous les aspects musicaux liés à la pratique de la line dance : suggestion de titres, calcul de la vitesse, reconnaissance du style, utilisation des tags et restarts. Bref, c'est un ouvrage complet dont la grande originalité est de présenter chaque pas sous forme illustrée : chaque mouvement d'une danse est présenté à la fois sous la forme d'un schéma et sous la forme d'une description textuelle. Aucun livre en français ne propose ce genre de représentation à ce jour.

Voilà, pour le reste, je vous laisse découvrir les détails dans ce livre (d'autres infos sur le site de l'éditeur) disponible à la vente depuis cette semaine, et qui a été relu par trois enseignantes spécialistes de la line dance (elles sont citées dans le livre et sur mon site Internet). Leurs suggestions ont été particulièrement utiles au généraliste versé dans les danses swing que je suis. Ce livre aurait pu être écrit directement par un professeur spécialiste de line dance, mais il est particulièrement difficile de trouver des professeurs de danse prêts à s'investir dans l'écriture d'un livre (ça prend beaucoup de temps et cela ne rapporte pas grand-chose...). Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manqueraient et je vois bien qu'il y a une attente dans ce domaine. Ainsi, si vous avez envie d'écrire un livre sur la danse et que vous avez les compétences pour faire du travail de qualité, n'hésitez pas à m'en parler en m'envoyant un petit e-mail. De même, si vous ne trouvez pas tel ou tel type de livre dans le domaine de la danse, faites-moi part de votre constat et je verrai ce qu'il est possible de faire pour répondre à ce manque.

 [ Ajouter un commentaire ] [ 3 commentaire(s) ]
   
  
    [ Voir les 5 articles précédents (par date)>> ]
Sites partenaires :
 
DanseSociale.org
 
Rolland-Editions.org


Copyright UltraDanse.com - À propos du site
Tous droits réservés - reproduction interdite sans autorisation
UltraDanse.com est un site Rolland Éditions- UltraDanse est une marque déposée



Classement de sites